Sœur Marguerite Larivière

(Marie Anna-Gabrielle)

 Franciscaine Missionnaire de Marie

 

Née à Woonsocket, Rhode Island, États-Unis

le 28 mars 1926

 

Entrée dans l’Institut à Québec

 le 14 septembre 1945

 

Décédée à Montréal

 le 11 juin 2020

 dans sa 95e année,

la 75e de sa vie religieuse.

Qu’elle repose dans la paix du Christ ! 

 

En 1922 avec la situation économique du Québec très précaire, Émile Larivière et sa jeune épouse, Gabrielle Tessier, partirent pour les États-Unis afin d’y trouver de meilleures conditions pour fonder une famille. C’est à Woonsocket, Road Island, que Marguerite est née le 28 mars 1926. Elle sera la deuxième de 11 enfants; 7 filles et 4 garçons. En 1930, la famille vint s’établir à Montréal, et c’est là que grandit Marguerite.

C’était le temps de la grande dépression, M. Larivière travaillait dans des manufactures de tissus. Mme Larivière demeurait au foyer et s’ingéniait à tout transformer pour rejoindre les deux bouts. Très tôt, Marguerite devint son aide précieuse où elle apprit à cuisiner, à coudre et à prendre soin des plus petits.

M. Larivière avait une sœur religieuse chez les FMM, S. Cléophée de la Croix. C’est par son intermédiaire que Marguerite fut admise au juvénat Ste Marie des Roses à Rigaud où elle poursuivit ses études. En 1945, à l’âge de 19 ans, elle répondit à l’appel de Jésus et entra au couvent de la Grande-Allée à Québec, pour commencer sa formation religieuse.

Après ses premiers vœux en 1948, elle répondit au besoin de la mission dans nos maisons de Québec, Winnipeg et Rigaud. En 1962, elle reçut son obédience pour l’Australie. Après un séjour à notre maison générale de Rome avec les visites d’usage de la cité sainte et à Assise, elle partit de Naples par bateau pour arriver à Sydney, le 27 janvier 1963. Généreuse et dévouée, artiste et pratique, partout elle excellait dans les ateliers de broderie, de tricot, de peinture et de dessin. Elle aimait particulièrement le travail de sacristine en paroisse. Le plus beau cadeau de ma vie, dit-elle, fut ma vocation religieuse. La joie de rendre service me rendait heureuse. J’ai toujours aimé me sentir proche des gens, travailler avec eux et me rendre utile.

En 1972, elle reçut un appel de ses parents malades lui demandant son assistance dans leur vieillesse.  Cette demande la mit devant un choix très difficile. Après discernement, elle comprit que sa présence auprès de son père et de sa mère était une nécessité. Elle demanda et obtint la permission d’aller auprès d’eux. Son Père décéda quelques années plus tard, puis elle demeura auprès de sa mère handicapée en s’occupant des soins ménagers et en travaillant une manufacture pour subvenir à leurs besoins. Durant ces 10 années hors communauté, elle se remet entre les mains de Dieu et lui redit cette prière: Seigneur je remets entre tes mains chacune de mes tâches en les considérant dans l’horizon immense de tes projets d’amour, je suis persuadée que tu veux avant tout l’attachement de mon cœur.  Garde la paix dans mon âme au milieu des tracas en m’évadant vers toi, en cherchant mon appui dans la fidélité de ta forte présence.

Après le décès de sa mère en 1983, Sœur Marguerite revint au couvent. Ce fut alors pour elle un moment de grande joie de se retrouver au milieu de ses sœurs! Elle prit le temps pour un peu de repos, de réflexion et de ressourcement spirituel sur l’esprit franciscain, charisme de Marie de la Passion et l’étude de la Bible.

En 1984, elle devint procuratrice dans du grand couvent de Montréal. Avec l’expérience acquise tout au long de ses années, elle fut très compétente dans toutes les tâches à accomplir et un soutient remarquable pour sa supérieure. Ensuite, elle fut nommée supérieure dans les fraternités de Montfort à Ottawa et à Fort Coulonge. Les sœurs se souviennent encore aujourd’hui de son aide précieuse et de l’attention qu’elle avait pour chacune.   

En 1988, elle revint à Montréal, où elle donna ses services comme réceptionniste. Elle s’engagea aussi d’une manière courageuse dans la pastorale auprès de sidéens à Montréal. Cette dernière mission fut le couronnement de sa vie missionnaire. Elle était au service des plus pauvres de notre temps. Près d’eux entant que sœur de compassion et d’amour, elle leur apportait des rayons de soleil au milieu des heures sombres et douloureuses de leur vie. Elle les encourageait à vivre avec dignité et sagesse comme si rien n’était alors que la maladie les détruisait et qu’aucun traitement ne pouvait les aider.

 

Puis un jour, elle cessa toutes activités et doucement sa santé s’affaiblit. Le 15 mars 2012, elle eut besoin des services à l’infirmerie, ce qu’elle accepta difficilement.  Mystère qu’est la maladie. Nous pouvons lire dans ses mémoires le crie de son âme angoissée, la prière soigneusement copiée qu’elle récita jusqu’au jour où elle n'en fut capable. Tout est obscur en moi, pas un rayon de lumière n’arrive en ce moment. Les ténèbres cherchent à se faire apprivoiser, se faire aimer, mais finalement je me laisse transformées par Toi mon Dieu, ne me laisse pas rendre l’âme.

Petit à petit, Sœur Marguerite entra dans une phase de sa maladie où le silence l’enveloppa de son mystère et elle vécut ses dernières années entourées de l’affection de ses sœurs et reçu des soins prodigieux de notre personnel soignant.

Puis un jour, Sœur Marguerite cessa de manger, elle devint de plus en plus faible, c’était l’heure de Dieu. Il vint chercher sa servante fidèle en ce 11 juin 2020.  Seigneur nous remettons notre sœur entre tes mains. Accueilles-la dans ton Paradis. Marguerite repose dans la paix.

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